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Bio
Née en 1972, Carine Brancowitz réside à Paris. Elle a passé son enfance dans les forêts d’un château familial dans le centre de la France. Elle y partagea son temps entre la musique et la peinture.Très vite, Carine Brancowitz se consacre à la copie de toiles de maîtres, notamment Chardin et Jacob Van Es. À Paris, où elle s'installe à seize ans, elle étudie l’illustration à l’Ecole Estienne pendant cinq ans et découvre les dessins d’Aubrey Beardsley et Andy Warhol. Elle débute sa carrière en 1996 comme graphiste dans une agence de communication parisienne. En 2001, elle se met à son propre compte, et change brutalement de direction en 2007. Elle choisit l’illustration.Elle collabore alors avec de nombreux magazines internationaux (Dazed & confused, Nylon, Elle girl, Elle, Die Zeit, Figaro madame, Marie Claire, Playboy, Arena, Avant Garde, Vogue, l'Officiel, casamica…) et de grandes marques (Céline, Testoni, Silvera, Nokia..). Son amour de la musique l’a aussi conduite à travailler avec Sebastien Tellier, dont elle a illustré la pochette du single Kilometer.
Expositions
2010 - Exposition Collective, "365 Jours plus tard", Dexter Gallery chez YU Galerie, Paris, France - Exposition personnelle, "Solo Show Carine Brancowitz", Dexter Gallery chez Galerie Image de fer, Paris, France
C'est à l'intérieur des limites imposées par le choix d'un outil unique, ordinaire et minimal (stylo à bille) que se déploient les dessins de Carine Brancowitz. S'y cotoient la pureté et la fougue anxieuse de l'adolescence, la rigueur des compositions, l'elegance sobre des lignes, une attention obsessionnelle aux détails, la volonté d'extraire de l'air du Temps sa grâce secrète...
« Carine Brancowitz a quelque chose d'une Françoise Hardy du dessin contemporain : dans son monde sans ombres, tous les garçons et les filles de son âge promènent leur nonchalance désabusée sur un tempo lent, si lent même qu'il en paraissent tout engourdis. Comment les décrire ? On jurerait des héros de Bret Easton Ellis portraiturés par un Dürer entomologiste dans des décors d'Hokusai, mais un Hokusai passé à travers les motifs de Pucci, ou Marimekko. La palette de couleurs est cependant assez limitée : une dominante de bleu, un bleu delftien, gris de lin, des touches de carmin très précisément disposées, parfois Carine Brancowitz s'autorise un peu de céladon, ou une pointe de violine. Les jeunes gens qu'elle dessine ont l'apparence de ceux qu'on croise aux abords du Bon Marché, ou au Point Éphémère, mais ils se tatouent d'interminables pythons entortillés sur les avant bras et s'endorment sur «La vie secrète de Salvador Dali», ou un livre de grammaire grecque ; ils replacent bizarrement leurs cheveux, ont des regards si fixes qu'on les croirait absents... Impossible de dire si le dessin de Carine Brancowitz est d'une précision chirurgicale, ou aussi échevelé qu'une hallucination mescalinienne. Les créatures qui la hantent ne sont ni de chair, ni sorties de son imaginaire, non, elles naissent véritablement dans l’encre, dans les entrelacs interminables de leur chevelure azur, au fil de sa plume trempée dans les hématomes d’une doucereuse mélancolie. »
Stéphane Corréard
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