Christophe Luxereau

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Electrum corpus

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Ailes

Série Add Vitam Tirage lambda, 60 x 80 cm.

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Cœur

Série Add Vitam Tirage lambda, 60 x 80 cm.

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Genoux

Série Add Vitam Tirage lambda, 60 x 80 cm.

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Main

Série Add Vitam Tirage lambda, 60 x 80 cm.

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Pieds

Série Add Vitam Tirage lambda, 60 x 80 cm.

<!--:fr-->Vertèbres<!--:-->

Vertèbres

Série Add Vitam Tirage lambda, 60 x 80 cm.

<!--:fr-->Pièces détachées<!--:-->

Pièces détachées

Tirage duratrans sur boite lumineuse, 50 x 50 x 0,72 cm.

<!--:fr-->Pièces détachées<!--:-->

Pièces détachées

Tirage duratrans sur boite lumineuse 71 x 31 x 0,72 cm.

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Pièces détachées

Tirage duratrans sur boite lumineuse 71 x 31 x 0,72 cm.

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Pièces détachées

Tirage duratrans sur boite lumineuse 71 x 51 x 0,72 cm.

<!--:fr-->Pièces détachées<!--:-->

Pièces détachées

Tirage duratrans sur boite lumineuse, 95 x 41 x 0,72 cm.

<!--:fr-->Pièces détachées<!--:-->

Pièces détachées

Tirage duratrans sur boite lumineuse, 95 x 41 x 0,72 cm.

<!--:fr-->Vanité Blanche<!--:-->

Vanité Blanche

Tirage lambda sur diasec, 100 x 100 cm.

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Vanité Bleu

Tirage lambda sur diasec, 100 x 100 cm.

<!--:fr-->Vanité Noir<!--:-->

Vanité Noir

Tirage lambda sur diasec, 100 x 100 cm.

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Vanité Rouge

Tirage lambda sur diasec, 100 x 100 cm.

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Vanité Or

Tirage lambda sur diasec, 100 x 100 cm.

<!--:fr-->Aurore<!--:-->

Aurore

Série Psychotrope , tirage lenticulaire sous boite plexiglas, 40 x 40 cm.

<!--:fr-->Série Rhizomes<!--:-->

Série Rhizomes

Tirage lambda sur dibon sous plexiglas, 120 x 120 cm.

<!--:fr-->Série Rhizomes<!--:-->

Série Rhizomes

Tirage lambda sur dibon sous plexiglas, 120 x 120 cm.

<!--:fr-->Beauty By<!--:-->

Beauty By

Tirage lambda sur dibon, 100 x 80 cm.

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Beauty By

Tirage lambda sur dibon, 100 x 80 cm.

<!--:fr-->Beauty By<!--:-->

Beauty By

Tirage lambda sur dibon, 100 x 80 cm.

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Totem 1

Dessin

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Totem 2

Dessin

<!--:fr-->Totem<!--:-->

Totem

Sculpture, dimensions variables, tout support.

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Totem

Sculpture, dimensions variables, tout support.

Electrum corpusSérie Add Vitam Tirage lambda, 60 x 80 cm.Série Add Vitam Tirage lambda, 60 x 80 cm.Série Add Vitam Tirage lambda, 60 x 80 cm.Série Add Vitam Tirage lambda, 60 x 80 cm.Série Add Vitam Tirage lambda, 60 x 80 cm.Série Add Vitam Tirage lambda, 60 x 80 cm.Tirage duratrans sur boite lumineuse, 50 x 50 x 0,72 cm.Tirage duratrans sur boite lumineuse 71 x 31 x 0,72 cm.Tirage duratrans sur boite lumineuse 71 x 31 x 0,72 cm.Tirage duratrans sur boite lumineuse 71 x 51 x  0,72 cm.Tirage duratrans sur boite lumineuse, 95 x 41 x 0,72 cm.Tirage duratrans sur boite lumineuse, 95 x 41 x 0,72 cm.Tirage lambda sur diasec, 100 x 100 cm.Tirage lambda sur diasec, 100 x 100 cm.Tirage lambda sur diasec, 100 x 100 cm.Tirage lambda sur diasec, 100 x 100 cm.Tirage lambda sur diasec, 100 x 100 cm.Série Psychotrope , tirage lenticulaire sous boite plexiglas, 40 x 40 cm.Tirage lambda sur dibon sous plexiglas, 120 x 120 cm.Tirage lambda sur dibon sous plexiglas, 120 x 120 cm.Tirage lambda sur dibon, 100 x 80 cm.Tirage lambda sur dibon, 100 x 80 cm.Tirage lambda sur dibon, 100 x 80 cm.DessinDessinSculpture, dimensions variables, tout support.Sculpture, dimensions variables, tout support.


Bio

Après des études d’art classique en peinture (école des Beaux-Arts) et en architecture (génie civil), Christophe Luxereau se consacre à la photographie à partir de 1986. Il travaille l’image numérique dès 1995 pour développer le thème de la relation à la machine électronique. Cette relation établit de nouveaux codes, d’autres comportements et de nouvelles icônes. Le photographe est un cinéphile et lecteur famillier de la cyberculture et des maîtres de science-fiction, base de son univers visuel. Le monde, la mode, qu’il côtoie de façon professionnelle lui inspire des hybridations entre design et haute coutûre. Son travail porte ainsi une réflexion sur l’idée de la beauté artificielle véhiculée par la publicité cosmétique et de luxe. La pratique du graphisme 2D et 3D accentue la réalité virtuelle de ses créations. Toujours en prospection, chaque série est une étape, une expérience technique et esthétique. Chacune de ses expositions donne lieu à une mise en espace des oeuvres pour immerger le spectateur au coeur de ses visions. Ainsi il créé mobilier, ambiances sonores et lumineuses sous forme de showroom pour compagnie robotique ou chapelle dédiée au culte de ses madones. Si la photographie est le terreau de ses créations, il investit la vidéo et les techniques traditionnelles pour élargir son champ des possibles. En 2006, il reçoit un prix du design au Japon pour ses recherches prospectives sur la robotique zoomorphique. L’oeuvre de Christophe Luxereau se regarde comme un jardin dont chaque création fait partie d’un ensemble devenant au fûr et à mesure du temps un paysage à part entière, constitué de visions post-humaines.


Expositions

2010 Exposition Collective, "365 Jours plus tard", Dexter Gallery chez YU Galerie Paris, France - Exposition Collective, "Pixel Génération", Dexter Gallery chez Galerie 34, Paris, France - Exposition collective, "Vanitas", Galerie Hania Bailly, Genève, Suisse

2009
Exposition collective, "Memento Mori", Dexter Gallery chez galerie Nast, Paris, France

2008
Exposition personnelle "Triptyques", Galerie numeriscausa, Paris, France

2007 Exposition collective, "Il était une fois...", Galerie numeriscausa, Paris, France - Exposition collective, Toronto Art Fair, Toronto, Canada - Exposition collective, Slick, Stand Galerie Numeriscausa, Paris, France - Exposition collective "La rue est à nous", Ecole nationale d’architecture, Paris, France - Exposition personnelle, "Electrum Corpus", Centres culturels Français, Alger, Algérie

2006
Exposition personnelle "Electrum Corpus", Festival nouveau cinéma, Montréal, Canada - Exposition collective "Extra-Sensory", Centre des arts, Enghien, France - Exposition collective, "Futurotextiles", Lille, France

2005
Exposition collective Beauty by, galerie des Galeries Lafayette, Paris, France - Exposition collective Beauty by, Musée d’art contemporain, Shanghai, Chine

2004
Exposition collective "Un vrai bijou", galerie Artcore, Paris, France - Exposition collective, "Open sources",  galerie Artcore, Paris, France - Exposition collective "Air de Paris", Centre National de la Photographie, Paris, France -Exposition rétrospective "Electric Chair", Le Cube, Issy-les-Moulineaux, France

2003 Exposition collective "Madones électroniques" Paris Photo, France - Exposition personnelle, "P=Mg", galerie Rabouan Moussion Paris, France - Exposition personnelle, "P=Mg", FIAC, galerie Rabouan Moussion Paris, France - Exposition personnelle, "Avatars", galerie des Galeries Lafayette, Paris, France

2002
Exposition personnelle, "Electrumcorpus", Festival Art Outsiders, Paris, France - Exposition collective, Maison Européenne de la Photographie, Paris, France - Exposition personnelle, "Add Vitam", galerie Mabel Semmler, Paris, France

2001
Exposition collective, "Le corps recomposé", Cité des sciences Expositions "Mode et Nouvelles technologies", Musée des arts & Techniques, Paris, France - Exposition peronnelle, "Avatars",  Maison Européenne de la Photographie, Paris, France

2000 Exposition collective, "Pièces détachées", Festival Art Outsiders, Centre Georges Pompidou, Paris, France -Prix de la Maison Européenne de la Photographie, France

Conférences
2005 Conférence "Beauty By", Ecole des Beaux-Arts de Paris, France
2004 Conférence sur l’exposition "
Electric Chair", Le Cube, Issy-les-Moulineaux, France
2003 Maison Européenne de la Photographie, Paris, France


Travail

Electrum Corpus

Electrum corpus est le corps en tant que support, développé et accessoirisé. Prothèses de haute joaillerie, design et précieuse. Notre apparence physique et nos capacités couplées à la machine dans un souci esthétique et fonctionnel. Chirurgie plastique et réparatrice, désacralisation de la chair prête à s’accoupler aux matériaux d’accessoires de mode. Dans cette série, la machine est une extension esthétique et fonctionnelle de la personne. Christpohe développe ici une réflexion sur le design et sur la chirurgie plastique biomécanique. « Electrum corpus », imagine un nouveau canon esthétique où la plasticité de la photographie de mode est le support aux métamorphoses radicales imposées à un corps effigie. Avec son installation photo vidéo, Christophe Luxereau nous propose une libre interprétation du monde qu’il imagine pour demain. Apres s’être attaché à redéfinir un nouveau canon pour la descendance de l’humanité avec ses avatars. L’artiste s’ingénie à réinventer la structure organique et physique de ses modèles. Cette nouvelle inspiration l’a naturellement conduit à l’étude anatomique afin que son cœur ou ses prothèses de métal reflètent une anticipation aussi proche que possible. L’artiste utilise le raffinement contemporain et le charme discret de la jeune couture afin de souligner les élégantes prothèses en métaux précieux qui deviennent les joyaux d’un temps nouveau. La mécanique se substitue à l’organique. Les nouvelles technologies antidotes de la déchéance du corps et passeport vers une  nouvelle réalité.

Pièces Détachées

Choisir son corps comme on choisit un produit de beauté. Les parties de corps à remplacer se situent entre chirurgie plastique et réparatrice selon des codes propres à la cosmétique. Cette proposition s’inscrit dans une représentation corporelle développée par notre relation humain-machine. De l’ère industrielle à l’ère informatique, notre idée de la fonction corporelle s’est trouvé modifiée en support biomécanique.

Totem

Dans la continuité de ses recherches sur l’imagerie numérique, Christophe Luxereau s’interroge sur la perception oeil-cerveau d’une photographie digitale. Que perçoit réellement notre oeil et comment crée t-il une image mentale à partir de ces petits carrées que sont les pixels. Avec les dessins pixel, Il s’attache à réaliser des portraits (pris en photo numérique) en les réduisant à leur plus simple expression ( 20x27 pixels / 10x15 cm ). Traitant les couleurs sur une palette cmjn ( cyan, magenta, jaune, noir ), il joue sur la distance de perception entre dessin et photographie. Abstrait et minimal, le dessin se mue en portrait au fûr et à mesure que le spectateur prend de la distance. Comme des gammes musicales, christophe luxereau poursuit ces recherches personnelles sur l’oeuvre numérique, son support,et son inscription dans une histoire de l’art liée au “ faire”. Affirmant ainsi sur une palette encore plus étendue l’oeuvre polymorphe de l’artiste entre techniques et technologies du low tech au high tech.

Ombre

"Ombre" est le premier court métrage de Christophe Luxereau. Entièrement réalisé en images de synthèse, ce film, voulu comme une narration, propose une vision de l'humain dans un environnement dédié à l'intelligence artificielle. Cornélius, le personnage principal, fait l'expérience de la cohabitation en vase clos avec un système cognitif. Dans la continuité de ses recherches artistiques de l'auteur, l'histoire ouvre un champs de réflexions nouvelles faisant écho à son travail photographique.

Psychotropes

En superposant des classiques de la littérature enfantine et le phénomène de dépendance aux jeux vidéo, Christophe Luxereau s’amuse à établir des ponts entre contes et réalité virtuelle. Pour cette première série, l’artiste a crée trois approches d’univers virtuels clos.Trois boîtes, trois procédés photographiques, trois contes : Alice aux pays des merveilles, Peter Pan et La Belle au Bois dormant. D’abord la boîte de Lewis Carroll, opiuman qui de toute évidence se sert d’Alice pour parler d’expériences hallucinogènes. Traitée comme une fumerie d’opium, elle présente Alice et le ver luisant s’adonnant au plaisir de la chasse au dragon. Il s’agit d’une décomposition chromatique de la prise de vue qui sera ré-assemblée pour lui donner une texture et une profondeur particulière, les lanternes magiques. Pour Peter Pan, James Matthew Barrie crée un monde où les enfants règnent en maître, où leurs souhaits les plus fous prennent vie, Neverland. Comment accéder à cette île ? Une poudre blanche que Peter souffle sur les enfants et leur donne le pouvoir de s’envoler vers le pays magique. Grâce à une recomposition de la structure pour donner à la photographie un rendu stéréoscopique « anaglyphe », Christophe Luxereau renforce l’idée du virtuel, passant de la 2eme à la 3eme dimension, l'anaglyphe. Enfin, une 3ème boite completera cette même série avec Aurore, la Belle au Bois dormant de Charles Perrault qui s’endort après avoir été piquée au doigt dans un sommeil profond proche de l’overdose. Liaison entre le rêve et la réalité, entre les médiums de l’image sur ordinateur lenticulaire. Ces trois contes narrent une histoire étroitement liée aux psychotropes. Alice et l’opium, Peter Pan et la poudre blanche, Aurore et le fuseau. Ces contes initiatiques révèlent une toute autre lecture faisant fortement écho au web imaginé par les beatniks (1ers concepteurs du web) épris de grands espaces et de substances, nous permettant de nous déplacerdans un monde virtuel sans contraintes physiques. Chacun de ces trois volumes est à la fois une chambre (camera obscura) et un niveau (jeu vidéo). Vous en êtes le joueur, celui qui observe de l’extérieur et se projette mentalement à l’intérieur. Ces boîtes font écho à celle de Pandore puisque nous y retrouvons l’espérance d’un monde meilleur avec des psychotropes en guise de sésame.

Vanités

Deuxième volet faisant suite aux psychotropes, Vanités s'inscrit dans une réflexion sur la virtualité et ses sources dans l'art. La série de crânes nous renvoie à cette nécessité de possession même au sein des communautés virtuelles telle que Second life. Ces crânes nous rappellent aussi que la virtualité est associée à cette idée de survie sous forme désincarnée, de corps sans organe qu'est le réseau (internet).  La série est basée sur un modèle de crâne en 3d réalisé par l'artiste dont chaque couleur évoque un bien matériel.

Rhizomes

Ce troisième le troisième volet de electrumcorpus est basé sur les extensions corporelles biomécaniques. Il propose un champs de prospection extra corporel. Une réflexion sur le devenir au quotidien de la robotique personnelle et ses applications.

Ce nouvel opus présente des pièces extracorporelles biotechnologiques communicantes sous formes zoomorphes.

Ceci répond à la demande de robotique sympathique, chacun peut se les approprier, d’où la forme zoomorphe de ces robots nanotechnologiques. Entre accessoires de mode luxueuse, technologie avancée et design corporel, chaque élément donne lieu à une fonction assistant l’humain dans sa vie quotidienne.

"Rhizome" fait suite à l’exposition « Electrumcorpus », showroom d’une société virtuelle vantant les mérites de la biotechnologie et de la robotique organique. Proposition esthétique sur la possibilité de voir les travaux de recherche en laboratoire devenir des produits de consommation désignés pour le grand public et vendus comme des accessoires de luxe, ce champ des possibles ouvert sur le posthumain est une réflexion sur le devenir de notre corps assisté par la machine, ouverture faite par les cyberpunks et auteurs tels que Philip K. Dick ou William S. Burroughs. Il est intéressant de comprendre le devenir de notre corps en temps que base d’un rhizome, ces ramifications externes prolongeant le potentiel de nos facultés physiques et mentales. L’homme œuvre-t-il pour donner vie à un successeur qui le fascine et le dévore, faisant de lui un assisté et la partie organique d’un système global ? Christophe préfère une vision plus globale, celle qu’évoque le chamanisme et qui est aussi la base de Rhizome.

Ces systèmes cognitifs et indépendants, aujourd’hui encore automates cellulaires, étendront nos pouvoirs et notre compréhension de l’espace dans lequel nous évoluons. Ce fantasme du Surhomme, doué de pouvoirs au-delà de ses capacités initia- les, nous a amené à développer des substituts technologiques propres à redéfinir notre condition d’organisme périssable. Les réseaux en sont déjà une première forme, rapprochant le web de la noosphère de Teilhard de Chardin. La relation « homme – machine » peut être définie aujourd’hui comme celle que nous avons avec un animal de compagnie et évoquée sous le nom d’électronique sympathique. Elle est également à mettre en parallèle avec le développement des jeux en lignes (RPG) où les avatars sont déjà à la croisée de la forme humaine, animale et technologique. Dans cette logique, les assistants personnels dont il est question dans « Rhizomes » abordent la relation intime mêlée de fascination, que nous entretenons avec ces formes auxquelles nous attribuons vie et sentiments. Ceux ne sont plus ici de simples robots destinés à nous remplacer. La machine est aujourd’hui au cœur de la relation à l’autre. Pour la rendre encore plus familière, elle est une étape passant par la biotechnologie et donnant naissance à des formes au devenir animal. En devenant autonome sous forme amicale zoomorphe et d’un niveau inférieur à la pensée humaine, la science et le marketing font entrer dans nos esprits des extensions corporelles et mentales faisant rhizome à notre enveloppe de chair devenue réceptacle des nouvelles technologies. Touchant à la nature humaine ainsi qu’à sa capacité à se transformer pour évoluer, ce postulat de la cybernétique se manifeste dans cette série par la présence de quatre compagnons artificiels. Partant du principe que la vie moderne se développe autour des nouvelles technologies, l’acceptation de la biotechnologie se fera sur la sympathie et le désir d’avoir des compagnons entre forme animale et régressive. Un bestiaire fonctionnel, couplant nanotechnologie et biotechnologie cellulaire. Etat macroscopique d’un système lié à des micro automates, une vie programmée développant une forme d’intelligence émergente. Un système capable d’appliquer à l’électronique les mécanismes du vivant, voir d’engendrer un système de complexité équivalente ou supérieur.

Sur ces bases, quatre voies ont été dessinées : « Gecom », « Battery Fly », « Carp Ware » et « Call Me ».

Le « Gecom » est un émetteur / transmetteur. Oreillette autonome, stockant des informations et capable de gérer nos communications avec l’autre. La forme du petit lézard est apparue en évaluant la possibilité à un organisme de se déplacer sur notre peau et de se positionner sur l’oreille en gérant un flux sonore dans le conduit auditif. Pouvant être en couple pour optimiser l’écoute de la musique, son autonomie libère son possesseur des manipulations externes.

« Battery Fly » est un capteur photovoltaïque permettant de recharger en énergie les composants de nos compagnons lors des déplacements. Le papillon va chercher la source lumineuse et la restitue sous forme électrique. Evitant tout soucis d’autonomie lié à une quelconque batterie individuelle. Sa source lumineuse autorise aussi le déplacement nocturne avec un éclairagemobile en faisant un guide idéal en mode GPS. « Carp Ware » est l’âme de l’ordinateur personnel, sa carte mère. Le flux conducteur d’information est généré par un ensemble aqueux dans lequel évolue un organisme de metachair donnant corps à la virtualité. C’est un corps signifiant faisant partie d’un réseau. Le transfert de données ressemble alors à celui de la circulation du sang transportant la vie.

« Call Me » est une forme transitionnelle, une interface amoureuse, proche du calamar, déjà générateur d’électricité à l’état naturel. La relation virtuelle développée par les réseaux autorise des sentiments vers un autre inaccessible. « Call Me » fait le lien physique entre les partenaires. Réceptacle des émotions, il les retransmet. Les amants ne sont plus des corps sans organes mais désorganisés. L’organe est externe et peut être aussi le réceptacle d’une mémoire des sens et du plaisir. La culture de l’image développe son propre mode de communication. Le numérique est de plus en plus lié à l’intime, développant un langage relationnel, hors des cadres de transmission de l’écrit.

Nous ne sommes plus les produits d’un monde darwinien, et nous nous faisons rhizome en intégrant des matériaux nés de la technologie, entre informatique et génome. Cela fait de nous des entités en expansion dont le premier niveau est le corps étendu. Encore à un stade pariétal de cette refonte, acquis à l’ère industrielle et au produit manufacturé. La metaprogrammation en est une voie, symbiose entre cellules vivantes et programmées, donnant naissance à un nouveau type, naturel de forme et technologique dans sa fonction. Faire rhizome n’est pas donner naissance, c’est étendre son champs des possibles, donner à une enveloppe limitée un point de vue quasi chamanique sur l’environnement réel et virtuel. Le corps étendu est un état transitoire lié aux connaissances et au développement, en marche vers un corps connexe, non pas terminal mais capable de délégué à l’externe. De là, s’ouvre la possibilité de l’expérience collective, une même information diffusée et ressentie à l’identique par un ensemble, non pas unique mais susceptible d’être reproduite sans unité de temps et de lieu. « Le seul véritable voyage ne serait-il pas d’aller vers de nouveaux paysages mais d’avoir d’autres yeux »

Beauty By - Commissariat en collaboration avec Aude de Bourbon ( Slick )

Christophe invite cinq autres photographes professionnels à donner leur point de vue sur la beauté et le numérique.Familier du monde de la mode, Christophe Luxereau intègre des hybridations diverses à l’esthétique glamour. Son travail porte ainsi une réflexion sur l’idée de la beauté artificielle véhiculée par les publicités. Pour Beauty By, deux femmes se font écho et révèlent leurs différences : une femme-enfant traîne sa poupée. Naturelle et sombre à la fois, elle agit sur la seconde sophistiquée et passive, pour la transformer à son image... fantasmée.

Madonnes

Les madones symbolisent l’émergence d’une pensée collective en quête de repères spirituels donnant naissance à une symbolique bio-électronique. Elles sont le croisement de deux types de réflexions : humaine et digitale. Icônes d’un nouveau sens de la vie mis en équations, simulé, automate cellulaire, immaculées conceptrices d’une intelligence artificielle émergente. La vie artificielle donne la vie, s’avère féconde, se créant de nouveaux mythes.


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Dossier (pdf)

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